L’impression 3D pour les dentistes ?

L’impression 3D permet aux dentistes de faire fabriquer des appareils et de fournir des services plus rapides et plus rentables. Deux exemples parmi tant d’autres :

Les guides chirurgicaux pour implants et les aligneurs orthodontiques.

 

Aux débuts de la dentisterie, la fabrication en interne d’appareils dentaires était chose courante. Jusqu’à tout récemment, la plupart des dentistes étaient formés dans les écoles dentaires à la fabrication de couronnes, de prothèses dentaires et même d’appareils orthodontiques. Cependant, à mesure que les matériaux et les techniques évoluaient, la fabrication en cabinet, tant en termes de couts que de temps, la rendait peu adaptée pour une pratique clinique. L’impression 3D a la capacité de changer cela radicalement.
L’impression 3D rend possible la fabrication d’appareils irréalisables auparavant et permet ainsi aux dentistes de fournir des services plus rapides et de manière plus rentables. Les guides chirurgicaux pour implants et les aligneurs orthodontiques n’en sont que deux exemples.

La fabrication de guides chirurgicaux pour implants dentaires est l’utilisation la plus pratique de l’impression 3D en dentisterie. Cette image montre un guide imprimé en 3D avec supports.

Grâce aux progrès de la technologie, nous sommes maintenant en mesure de convertir les données des patients en un format numérique en utilisant le balayage optique directement ou indirectement. Les modèles en argile et les empreintes peuvent même être numérisés en image CBCT et convertis en modèles numériques. Les empreintes numérisées peuvent être inversées numériquement à l’aide de logiciels libres, tels que Meshmixer ou Blue Sky Plan (technique de traitement numérique Ferguson). Ces modèles numériques peuvent ensuite être manipulés et modifiés virtuellement ce qui est impossible dans un monde analogique.
Cette virtualisation du patient, tout en étant merveilleuse pour le diagnostic et la planification du traitement, a ses limites puisque les données modifiées doivent ensuite être reconverties par la fabrication de l’appareil (par exemple, un guide chirurgical). C’est à ce stade que la fabrication par impression 3D est utilisée.

Les quatre types d’impression 3D

Modélisation par dépôt  de matière fondue (FDM) – Un filament en plastique à base de résine solide est chauffé et passé à travers une buse, puis éjecté en couches fines.
Stereolithograph apparatus (SLA) – un faisceau laser est utilisé pour durcir une résine liquide en couches fines.
Projection de lumière numérique (DLP) – Une image projetée est utilisée pour traiter une couche complète de résine liquide.
Diode à cristaux liquides (LCD) – un écran LCD sert à transmettre la lumière et à durcir une couche complète de résine liquide.
Toutes ces techniques créent une couche de matériau durci sur une surface plane. Ces tranches 2D se superposent pour créer des objets solides en 3D. L’impression 3D est essentiellement de l’impression 2D en couches additives. Chaque technologie d’impression présente des avantages et des inconvénients

 

Les impressions FDM ne nécessitent pas de post-traitement après avoir été retirées de l’imprimante. Les structures de support créées lors des impressions doivent cependant être supprimées. Aujourd’hui, il existe des matériaux solubles dans l’eau pour imprimer les supports, ce qui facilite grandement leur retrait. Une fois les structures de support supprimées, l’objet imprimé est prêt à être désinfecté et utilisé. L’impression FDM est toutefois limitée car la résolution et l’état de surface sont inférieurs au SLA et DLP. Les imprimantes FDM à faible coût actuelles peuvent imprimer avec une résolution de 100 microns, ce qui convient parfaitement aux guides chirurgicaux à support dentaire. L’impression FDM est également beaucoup plus lente que le DLP.

Gagner du temps et de l’argent grâce à l’impression 3D des guides chirurgicaux d’implants (SLA, DLP, LCD).

Les impressions SLA, DLP et LCD doivent être lavées à l’alcool isopropylique pour éliminer l’excès de résine, car les impressions sont réalisées dans un bain de résine liquide. Elles doivent également être post-durcis avec une lumière UV pendant trois heures au maximum pour assurer la biocompatibilité et la résistance, selon l’utilisation de l’objet par voie orale ou non. Des unités de lavage et de séchage automatisées sont désormais disponibles, elles simplifient grandement le post-traitement des impressions SLA, DLP et LCD. La désinfection est également nécessaire avant l’utilisation intra-orale. Ces impressions à faible coût permettent d’obtenir des résolutions jusqu’à 25 microns. Cela convient aux guides chirurgicaux, aux cas d’aligneurs orthodontiques et aux protège-dents. Certaines imprimantes, peuvent même être utilisées pour fabriquer des matrices pour couronnes et bridges.

Le logiciel d’impression 3D crée des modèles numériques de chaque étape du mouvement orthodontique. Ici, un aligneur (en résine transparente) avec son modèle numérique.

Guides chirurgicaux d’implant


L’utilisation la plus courante est la fabrication de guides chirurgicaux pour implants dentaires par impression 3D. Auparavant le coût et les délais de plusieurs semaines avant que les laboratoires fabriquent des guides chirurgicaux empêchaient l’adaptation généralisée de l’implantologie guidée. Des imprimantes 3D, des résines et des logiciels de guides chirurgicaux, tels que Blue Sky Plan, sont désormais disponibles. Ils permettent de créer des guides à moindre couts et en quelques heures. Implant Educators donne des cours depuis près de trois ans et a formé près de 3 000 dentistes du monde entier.

 

La suite…

Au fur et à mesure de l’évolution de l’impression 3D en dentisterie, les améliorations logicielles ont réduit la courbe d’apprentissage et le nombre d’étapes pour accéder au produit final. Aujourd’hui, la plupart des étapes de planification, d’impression et de post-traitement des appareils imprimés en 3D peuvent être déléguées.

SOURCE :

https://www.dentaleconomics.com/index.html Note: Le contenu à pu être édité pour le style et la longueur.