Impression 3D dans le pré opératoire : des solutions pour la santé
« Le temps, c’est de l’argent » disent certains. Sur une table d’opération, le temps, c’est surtout une question de survie. Lorsque les procédures opératoires sont particulièrement longues et complexes, les risques de complications sont plus élevés. En quoi l’impression 3D offre-t-elle des perspectives réjouissantes en la matière ? Découvrez ce nouvel article passionnant sur l’Impression 3D dans le pré opératoire.
Soulager grâce à l’impression 3D dans le pré opératoire
Dans le secteur de la santé, ce sont les dentistes et les orthodontistes qui ont le plus souvent recours aux imprimantes 3D pour leurs matériaux. Mais l’impression 3D va désormais bien plus loin avec des applications qui concernent la chirurgie.
À commencer par la chirurgie du dos. Mal du siècle, le mal de dos touche de plus en plus de Français. Les affections dorsales vont des douleurs lombaires chroniques aux hernies en passant par les fractures et déformations sérieuses de la colonne vertébrale. Dans les cas les plus graves, il s’agit de maladies dégénératives et de tumeurs spinales.
Chaque pathologie étant différente, le diagnostic et le traitement se doivent de l’être aussi. C’est précisément parce qu’elle permet une approche personnalisée que l’impression 3D trouve des applications intéressantes dans le milieu chirurgical.
Avant l’avènement de la fabrication additive, les médecins étaient considérablement ralentis dans leur travail. Pour la création de prothèses et autres dispositifs artificiels, ils devaient transmettre les données d’IRM ou de scanner à un laboratoire.
La réception du modèle de l’anatomie du patient pouvait nécessiter plusieurs semaines. Des semaines synonymes de souffrances et d’attente insoutenable pour bien des patients.
Sans parler des coûts élevés de matériaux et de prototypage – bien plus abordables avec l’impression 3D. Les chirurgiens ont désormais la possibilité d’envoyer les données à des imprimantes 3D capables de traiter la demande en à peine quelques heures.
Concrètement, ce sont des experts en imagerie médicale formés aux technologies de la fabrication additive qui se chargent d’imprimer les modèles anatomiques en 3D avant de les livrer à l’hôpital.

Ces modèles peuvent alors être utilisés pour la planification préopératoire et simuler la conduite de l’opération. Plus encore, ils s’avèrent particulièrement utiles lorsqu’il s’agit d’expliquer le déroulement de l’intervention chirurgicale au patient en vue d’obtenir son accord.
Des hopitaux qui s’équipent en imprimante 3D au Royaume-Uni
Au Royaume-Uni, la Royal Victoria Infirmary (RVI) et les Freeman Hospitals de Newcastle disposent d’un laboratoire d’impression 3D. Ce centre fait figure de pionnier dans le pays en matière d’innovation de la chirurgie spinale. Andrew Bowey travaille comme consultant chirurgien orthopédiste de la colonne vertébrale pour le Newcastle Hospitals NHS Foundation Trust.
L’exploitation de modèles anatomiques hautement précis et personnalisés en fonction des patients est rendue possible par l’impression 3D. Cela permet d’améliorer considérablement la gestion préopératoire des patients.

Quels organes peuvent être fabriqués en impression 3D ?
Aujourd’hui, grâce à l’avancé technologique, nous pouvons fabriquer plusieurs types d’organes. Nous pouvons faire des
La bio-impression est une méthode qui permet de fabriquer des structures cellulaires à partir de bio-encres chargées en cellules souches. Couche après couche, on vient déposer le bio-matériau pour concevoir de la peau, un tissu voire même un organe.
Les projets de bio-impression sont de plus en plus nombreux et encourageants. Les laboratoires se lancent dans la fabrication de foies, de reins et de cœurs humains ! L’objectif est qu’ils puissent être viables et c’est là tout le défi de nos chercheurs.
A terme, cette méthode permettra de faire face au manque de donneurs d’organes et de mieux comprendre certaines maladies. Il reste encore des progrès à faire. Mais plusieurs organes ont déjà réussi à être reproduit : cornées, coeurs, reins, peau, ovaires, foies, oreilles et pancréas.

Quelles sont les avantages de l’impression 3D dans le pré opératoire ?
Alors, quel rôle ces modèles anatomiques imprimés en 3D jouent-ils exactement ? D’après des recherches, ils permettraient non seulement de réduire la durée de l’intervention chirurgicale mais aussi d’améliorer les soins. Et de réduire ainsi les risques post-opératoires auxquels le patient est soumis – en particulier les risques de paralysie.
En permettant de simuler les opérations, ces modèles anatomiques imprimés en 3D et sur mesure facilitent aussi les échanges entre personnel médical et patient. Les opérations de ce type représentent des procédures délicates et complexes. Elles sont toujours différentes.
La mise à disposition d’un modèle anatomique permet de bien expliquer les risques au patient pour obtenir un consentement libre et éclairé.
Avec le modèle imprimé en 3D, l’équipe chirurgicale peut aussi consulter la famille du patient, la rassurer et répondre à ses éventuelles questions sur l’intervention. Grâce à cette approche, Andrew Bowey affirme ainsi qu’il a pu réduire l’opération de deux heures et faire économiser 8 000 £ à l’hôpital. Il avait réalisé au préalable une simulation complète de l’opération.
L’enseignement d’Andrew Bowey est un véritable cas d’école. Cette expérience positive, encore marginale mais amenée à se répandre, montre à quel point l’impression 3D est cruciale pour la planification préopératoire.
Si elle s’applique ici à la chirurgie spinale, elle pourrait bien s’étendre à d’autres types d’interventions chirurgicales tout aussi complexes et délicates à appréhender. Dans le Trust de Newcastle, le service de traumatologie en tire d’ores et déjà profit.
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